New-York
Voici la liste des œuvres disponibles dans cette catégorie (cliquez pour voir) :
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1. Tissage en rouge, noir et bleu 2. Rectangle morphophage ou Dragon-ville |
7. Les verticales de l'âme (ou Hommage à Miyazaki) |

Amorce 6 : Eclats de ville
acrylique et crépi sur toile de coton
80 x 80 cm, 2008
Recette à l'usage d'une ville
fragmentée :
Saturer la
toile de carrés, de matière, de couleur, sans laisser d'espace de répit
Chercher
une issue, un moyen de respirer dans le fourmillement
Gratter la
toile jusqu'au blanc originel, pour une refondation possible
Révéler la
béance et la surmonter

Amorce 2 : Rectangle morphophage
Acrylique, crépi, égouttage sur toile de jute
90 x 70 cm, 2008
Maçonnerie
J’emploie
une pâte épaisse, du torchis, dans lequel j’imprime de profonds sillons à l’aide
de truelles.
Palimpseste

Amorce 7 : Utopie, Autoportrait
acrylique, gaz, crépi, feutre, aérographe
sur toile de coton renforcée de toile de jute
70 x 90 cm, 2008
Gratter la
matière, quand plusieurs couches de peinture se sont succédé sur la toile, c'est
comme créer différentes histoires à des moments séparés, pour ensuite réserver
dans l'épaisseur de la matière, des traces de ces passages. Une surface lisse,
nette, plate, me tétanise. Il me faut des accidents, du relief, que mon support
ait des défauts, comme la toile de jute pleine d'aspérités, de nœuds,
d'irrégularités, afin de faire apparaître des fragments de sens auxquels je vais
tenter de donner vie. Plusieurs tableaux se superposent tout au long du travail,
et ce qui reste à la fin, c'est la fragile cohésion de ces instants incrustés
dans la toile qui crée l'histoire même du tableau.
Je suis à
l'affût de petites séquences intactes que ma brosse démoniaque n'aura pu réduire
à néant! Comme si mon travail était de détruire pour que la toile se construise.
Comme si le tableau ne pouvait se faire pour de bon ou pour de vrai qu'en dépit
de moi. Car alors ce qui surgit sur la toile devient indestructible, comme
miraculeux. C'est cette vaillance du tableau qui me pousse à peindre.
Chaque
grain de mémoire est un îlot d'absolu. Un pan de mémoire intempestif,
qui a échappé au vide, à l'absence, à la peur, au mépris, à la haine. Un pan de
mémoire qui vibre de toute cette douleur traversée, et de son éveil à la grâce.